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CHARVOLEN Max

 

Max CharvolenRepères biographiques liés au travail de mise à plat des grandes pièces

 

Max Charvolen est né en 1946 à Cannes, où il vit.  Il partage son temps de travail entre Cannes et Marseille, ou il enseigne à l’école des beaux-arts de Marseille, et les diverses villes où on lui propose des lieux sur lesquels exercer son travail de peintre.
Sa démarche artistique s’est constituée dans le contexte particulièrement riche de la région niçoise des années soixante : Il participe au mouvement analytique et critique, retour de toute une génération d'artistes aux moyens et objets de la peinture dans lequel il dialogue avec des artistes comme Viallat, Dolla ou Pages... qui feront partie de Support Surface, il échange avec Alocco ainsi qu’avec Miguel, Isnard, Chaccallis et Maccaferri, avec lesquels il fondera le Groupe 70.
Il n’est pas sans intérêt de rappeler sa double formation d’artiste et d’architecte : dès le début, l’œuvre, sa démarche, joue sur cette double préoccupation, aux frontières entre espace physique et espace symbolique.

 

En 1968 il participe à Dossier 68 Nice, avec Ben, Dolla, Pages, Alocco Monticelli, Saytour, Chubac Viallat..., en 1969  au Salon de mai au Musée d’art moderne de Paris, la salle des Niçois comprend :  Ben, Alocco Chubac Pages, Charvolen, Viallat, Saytour.  En Février 1970, l’exposition De l’unité à la détérioration à la galerie Ben Doute de Tout réuni :  Pincemin, Toroni, Alocco, Mosset, Dezeuze, Charvolen, Viallat, Buren, Cane, Dolla.  En mars 1970 c’est l’exposition INterVENTION avec Dolla, Alocco, Miguel, Charvolen, Osti, Macaferri,  La même année il expose avec Noël Dolla à Céret. En Janvier 1971, c'est l'exposition du Groupe 70 dans le Vieux Nice avec Chaccalis, Charvolen, Isnard Maccaferri, Miguel. 
C'est une période importante s'inscrivant dans le mouvement analytique et critique. Les pièces qu’il réalise dans ces années-là creusent les questions qui ont fondées son travail à l’origine : comment donner forme à son rapport au monde, comment mettre à distance l’expressivité, comment être le plus possible dans un espace réel, creusant le fait qu’il y a toujours à l’origine du travail plastique cet espace symbolique normé ce sur quoi s’inscrit le monde, ce rectangle qui impose et pose de nombreux problèmes. Il se pose des questions  de rapport entre fond et forme, espace réel, superposition, envers/endroit... l'accent est mis sur les étapes de la création, le principe étant de ne rien masquer. Les pièces qu’il réalise dans ces années-là jouent sur des effets de perspective réelle entre découpes placées aux murs, ainsi que des rapports que le regardeur entretient avec les pièces.

 

Entre 1971 et 1972 il séjourne au Brésil où il travaille chez Oscar Niemeyer.

 

En 1973, le poète et critique d'art Raphaël Monticelli revient à Nice. C'est lors de l’exposition personnelle de Charvolen chez Ben "A la fenêtre" que débute une importante relation d'amitié et de travail qui sera vitale pour lui.  De nombreux textes ponctueront ses recherches. À partir de 1974, il utilise de plus en plus la toile comme outil de sa transformation.  C’est là, à travers le pliage et les découpes, que la toile commence à s’éparpiller, à se disperser et à s’émietter dans le rapport au lieu d’exposition.  Il rentre en 1976 comme professeur à l’Ecole d’art de Marseille.  C’est une période d’intense discussion avec Miguel, avec qui il entretient également une forte relation d’amitié et de travail, et Monticelli, tandis que l’exposition « A propos de Nice » en 1977 au centre Georges Pompidou est la première exposition qui rend compte historiquement de la situation artistique particulière de Nice.

À la fin de 1979, il cesse de se servir des limites de la toile comme marques de la limite de la peinture et il les remplace par les limites que rencontre le corps dans l’espace bâti.  Les premières pièces sont réalisées sur des angles en creux et en saillie de sa cuisine et de son séjour.  C’est là le début de la période actuelle.

 

Entre 1981 et 1982, il commence à réaliser de très grands formats en intérieur ou extérieur, dans des espaces où le corps est actif. La première exposition de ce type de travail de format important a lieu à la galerie d’art contemporain des musées de Nice en 1981. Une ponctuation majeure de cette période est une œuvre réalisée sur la totalité d’une pièce d’habitation prêtée amicalement par Claude Fournet à Nice.  L’œuvre est exposée en 1982  au musée Cantini à Marseille.  Les discussions avec Raphaël Monticelli sont décisives pour lui permettre d’assumer la totalité de la dispersion de la pièce, et c’est en continuant ces discussions diverses sur les problèmes de représentation, de réalité et virtualité des mises à plat, qu’il engage, en janvier 1988, une collaboration inédite, passionnante et un peu inattendue, avec un mathématicien, Loïc Pottier, qui va élaborer de très savants algorithmes pour les études de mises à plat informatiques. L’expérience en septembre 1989 du modèle urbain : d’abord sur la façade et le trottoir de l’Institut Français de Naples, puis à Nice sur la façade de la galerie Itinéraires, dirigée par Armand Scholtes, dans laquelle il montrera  la mise à plat de la pièce réalisée, alors qu’au même moment, à L’Hermerie le Cairn, toujours à Nice, seront présentées pour la première fois des mises à plat informatiques. 

 

Les années suivront avec de nombreux chantiers, avec les périodes du Cannet et de Vallauris durant lesquelles l’expérience de très grands formats de pièces se creusera, et continuera dans d’autres lieux modèles, aussi bien dans le rapport à la monstration, avec les déplacements liés aux villes d’accueil comme: Aix en Provence, Montréal, Malaucène, Liège, Saint Martin d’Hères, Brême, Arras, Limoges, Arles, Strasbourg, Ivry-sur-Seine, Melran, Paris, Gyongnam, Montpellier, Toulouse, Avignon, Shanghai… avec des expériences telles que celle de Delphes et le Trésor des Marseillais, expérience d’un modèle archéologique, et la participation déterminante de Raphaël Monticelli, le travail en équipe, le voyage, les présentations de la pièce, notamment au Musée d’Histoire de Marseille, les 2600 dessins numériques de mise à plat en adéquation avec l’âge de la ville… Et puis, évidemment, le Château de Carros avec ses réalisations sur cet empilement de moments historiques et leur mise en dialogue avec le château rénové…
Souvenirs de tours, de vent, de hauteur, de chaleur, de froid, de changements de saisons, de personnes travaillant dans ces bureaux, cette cuisine, cette salle de documentation, ces réserves, leurs bienveillants regards…  Expérience plastique dans un espace vivant.


  
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